Le cancer : une maladie du métabolisme ?
Ce que révèle la fermentation cellulaire et le rôle clé du bleu de méthylène
Depuis plus d’un siècle, la recherche sur le cancer s’est engagée dans une course à la complexité : génétique, mutations, voies métaboliques multiples, immunothérapies ciblées. Pourtant, malgré des investissements colossaux, un constat demeure troublant : la mortalité globale par cancer a peu évolué depuis plus de 50 ans
Le Dr Laurent Schwarz, cancérologue depuis près de 40 ans, propose une lecture radicalement différente — et étonnamment simple — de la maladie cancéreuse qui rejoint immédiatement la vision taoiste que je partage avec vous depuis plus de 30ans, commeçons par sa vision.
Une réalité dérangeante : la mortalité par cancer stagne
Les discours officiels mettent souvent en avant des taux de survie à 5 ans rassurants. Mais lorsqu’on analyse les chiffres bruts de mortalité, issus des certificats de décès, le constat est bien différent.
« La mortalité par cancer, prise globalement, est à peu près la même aujourd’hui qu’il y a 50 ans. »
Certains cancers régressent, d’autres progressent, mais le bilan global reste étonnamment stable, malgré les progrès technologiques et pharmaceutiques.
Ce paradoxe oblige à poser une question fondamentale :
Et si nous nous trompions de cible ?
Le cancer comme maladie de la fermentation cellulaire
Dans les années 1920–1930, des chercheurs comme Otto Warburg avaient déjà posé une hypothèse centrale :
la cellule cancéreuse ne brûle plus correctement le glucose.
Deux modes de fonctionnement existent pour une cellule :
-
La combustion (oxydation)
→ glucose + oxygène → CO₂ + eau → énergie -
La fermentation (réduction)
→ production de masse cellulaire, prolifération, déchets -
« Quand une cellule ne brûle pas, elle fermente. Et quand elle fermente, elle fait de la masse. »
Le cancer n’est alors plus vu comme une erreur génétique anarchique, mais comme une adaptation métabolique à un milieu défavorable : hypoxie, inflammation, dysfonction mitochondriale.
Une vision unificatrice des maladies chroniques
Ce point est essentiel :
le Dr Schwarz ne limite pas cette lecture au cancer.
« On retrouve exactement le même mécanisme dans Alzheimer, Parkinson, l’inflammation chronique… »
Dans tous les cas :
-
la cellule brûle mal
-
elle bascule vers la fermentation
-
elle produit des dépôts, plaques, masses ou proliférations
Une seule cause fondamentale : la perte de la combustion cellulaire efficace.
Le bleu de méthylène : relancer la respiration cellulaire
C’est ici qu’intervient une molécule ancienne, peu coûteuse, longtemps oubliée : le bleu de méthylène.
Le bleu de méthylène agit comme :
-
transporteur d’électrons
-
facilitateur de la chaîne respiratoire mitochondriale
-
pont métabolique permettant à la cellule de “rebrûler”
Autrement dit :
il aide la cellule à sortir de la fermentation pour revenir à l’oxydation.
Cette propriété explique son intérêt historique :
-
en infectiologie
-
en neurologie
-
et aujourd’hui, dans l’approche métabolique du cancer
Le bleu de méthylène ne « tue » pas la cellule cancéreuse.
Il modifie le milieu, rendant la fermentation inutile et inefficace.
Vieillissement, terrain et cancer : un lien direct
Un point clé du raisonnement du Dr Schwarz concerne l’âge.
Avec le vieillissement :
-
la respiration mitochondriale diminue
-
l’oxygénation tissulaire baisse
-
l’inflammation chronique augmente
Résultat :
le terrain devient de plus en plus favorable à la fermentation.
Cela explique pourquoi la majorité des cancers apparaissent après 65–70 ans, sans qu’il soit nécessaire d’invoquer une accumulation infinie de mutations.
Changer le terrain plutôt que combattre la cellule
Cette approche bouleverse le paradigme classique.
Au lieu de :
-
détruire
-
cibler
-
éradiquer
Il s’agit de :
-
restaurer la combustion
-
réactiver la mitochondrie
-
corriger le milieu biologique
Le bleu de méthylène n’est pas une solution isolée, mais un outil parmi d’autres dans une stratégie globale :
-
gestion de l’inflammation
-
qualité nutritionnelle
-
oxygénation
-
réduction du stress métabolique
Conclusion : une révolution silencieuse mais cohérente
Le message du Dr Laurent Schwarz est dérangeant parce qu’il est simple.
« Vous n’avez pas de maladie si vos cellules brûlent correctement. »
Le cancer n’est pas une fatalité génétique, mais une réponse adaptative à un environnement cellulaire dégradé.
Comprendre cela ouvre une voie nouvelle :
-
plus logique
-
plus transversale
-
et potentiellement plus efficace
Une voie où le bleu de méthylène retrouve une place centrale, non comme remède miracle, mais comme clé métabolique.
Le cancer à la lumière de la vision taoïste : Yin, Yang et perte du Feu
La lecture taoïste de la santé repose sur un principe fondamental :
la vie est le résultat d’un équilibre dynamique entre le Yin et le Yang.
Le Yang représente :
-
la chaleur
-
le feu
-
le mouvement
-
la transformation
-
la combustion
Le Yin représente :
-
le froid
-
l’expansion
-
la stagnation
-
l’accumulation
-
la fermentation
Or, ce que décrit la médecine métabolique moderne sous le nom de fermentation cellulaire, la tradition taoïste l’observe depuis des millénaires comme une prédominance excessive du Yin.
Fermentation = excès de Yin
Dans la vision taoïste, une cellule saine est une cellule qui transforme.
Elle brûle, elle consomme, elle produit du mouvement.
Quand le Yang est suffisant :
-
la transformation est complète
-
il n’y a pas d’accumulation
-
il n’y a pas de masse inutile
Lorsque le Yang décline :
-
la transformation ralentit
-
la matière s’accumule
-
le Yin prend le dessus
👉 La fermentation est une signature Yin.
C’est exactement ce que décrit l’effet Warburg :
la cellule ne brûle plus, elle réduit, elle fabrique de la masse, elle s’étend.
Vieillissement : l’avancée naturelle du Yin
La vision taoïste n’interprète pas le cancer comme une anomalie isolée, mais comme une conséquence logique du vieillissement énergétique.
Nous naissons :
-
chauds
-
rouges
-
très Yang
Puis, avec l’âge :
-
le feu digestif diminue
-
la respiration cellulaire baisse
-
la vitalité mitochondriale s’épuise
👉 Le Yin progresse naturellement avec le temps.
Cela explique pourquoi :
-
la majorité des cancers apparaissent après 65–70 ans
-
le terrain devient progressivement favorable à la fermentation
-
la maladie n’est pas une rupture, mais une adaptation au milieu
La mitochondrie : le Feu interne
Dans ce cadre, la mitochondrie peut être vue comme :
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le foyer interne
-
le brasier cellulaire
-
l’expression biologique du Yang fonctionnel
Quand la mitochondrie fonctionne :
-
la cellule brûle
-
l’énergie circule
-
il n’y a pas de stagnation
Quand elle s’éteint :
-
le Yin domine
-
la fermentation s’installe
-
la prolifération devient la seule issue possible
👉 Le cancer devient alors une tentative de survie, non un ennemi moral.
Le bleu de méthylène comme soutien du Yang cellulaire
Dans cette lecture, le bleu de méthylène prend une dimension particulièrement cohérente.
Il n’est pas un poison,
il n’est pas une arme,
il est un soutien du feu.
En facilitant le transport des électrons et la respiration mitochondriale, il agit comme :
-
un réactivateur du Yang cellulaire
-
un soutien de la combustion
-
un frein naturel à la fermentation Yin
Il ne combat pas la cellule,
il change le terrain.
Et en taoïsme, changer le terrain est toujours plus efficace que lutter contre la forme.
Sortir de la guerre contre le cancer
La vision taoïste invite à sortir :
-
de la logique de combat
-
de la peur
-
de la destruction
Pour entrer dans une logique de :
-
rééquilibrage
-
restauration
-
compréhension du cycle naturel
Trop de Yin appelle le Yang.
Trop de Yang appelle le Yin.
La maladie apparaît lorsque l’équilibre est rompu durablement.
Conclusion taoïste
Le cancer n’est pas une punition.
Ce n’est pas une erreur.
Ce n’est pas un chaos génétique.
C’est un signal de perte du feu, une domination du Yin, une adaptation à un milieu qui ne permet plus la combustion.
La convergence entre :
-
la médecine métabolique moderne
-
les travaux de Warburg
-
et la vision taoïste ancestrale
montre une chose essentielle :
👉 Changer le milieu change le résultat.
