Bilans hormonaux et carences nutritionnelles à la ménopause et préménopause(périménopause) : comprendre l’origine des symptômes

La ménopause ou préménopause est souvent présentée comme un simple “manque d’hormones”. Pourtant, dans la réalité clinique, les symptômes que vivent les femmes sont rarement liés uniquement aux œstrogènes. Fatigue persistante, douleurs articulaires, troubles du sommeil, prise de poids ou baisse de libido traduisent bien souvent un déséquilibre global du terrain.

Les analyses biologiques permettent alors de mieux comprendre comment l’organisme s’adapte à cette transition et surtout s’il possède encore les ressources nécessaires pour le faire sereinement.

Cet article vous aide à comprendre pourquoi certains dosages hormonaux et nutritionnels sont essentiels dans une approche naturopathique.


La ménopause : une transition, pas une panne

 

Toutes les femmes traversent une baisse progressive des hormones sexuelles. Pourtant, certaines vivent cette période avec peu d’inconfort, tandis que d’autres développent des symptômes marqués.

La différence ne vient pas uniquement du niveau hormonal, mais de la capacité du corps à absorber le changement. Lorsque le terrain est affaibli par des carences ou une fatigue de fond, la transition hormonale devient plus difficile.


Pourquoi évaluer les hormones sexuelles ?

 

 

Le bilan hormonal ne sert pas uniquement à “confirmer la ménopause”. Il permet de comprendre comment l’organisme s’adapte.

Œstradiol

C’est l’un des principaux œstrogènes. Sa baisse peut être associée aux bouffées de chaleur, à la sécheresse des tissus, aux variations d’humeur et aux douleurs articulaires. Toutefois, un taux bas n’explique pas toujours l’intensité des symptômes : c’est le contexte global qui fait la différence.

Progestérone

Souvent en baisse avant même les œstrogènes, elle joue un rôle apaisant sur le système nerveux. Elle participe à la qualité du sommeil et aide à freiner certains processus inflammatoires. Un déficit peut se manifester par de l’irritabilité, un sommeil léger ou une sensation d’inflammation diffuse.

Testostérone

Présente aussi chez la femme, elle soutient l’énergie, la motivation, la masse musculaire et la libido. Sa diminution peut contribuer à la fatigue persistante et à la perte d’élan vital.

DHEA-S

Produite par les glandes surrénales, elle sert de précurseur à plusieurs hormones sexuelles. Elle reflète la capacité d’adaptation globale de l’organisme face au stress et au vieillissement hormonal.

FSH et LH

Ces hormones, produites par le cerveau, stimulent les ovaires. Lorsque ces derniers fonctionnent moins, le cerveau augmente les signaux. Des valeurs élevées permettent donc de situer le stade de la transition ménopausique.


La fatigue n’est pas toujours hormonale

 

 

Beaucoup de femmes pensent que leur fatigue vient uniquement des hormones. En pratique, elle est souvent liée à un manque de nutriments indispensables à la production d’énergie cellulaire.

Ferritine (réserve de fer)

Le fer transporte l’oxygène dans le sang. Une ferritine basse peut provoquer une fatigue profonde, un essoufflement, une baisse de concentration et une chute de cheveux. Cette situation est fréquente chez les femmes autour de la ménopause.

Vitamine B12

Essentielle au bon fonctionnement du système nerveux et à la formation des globules rouges, elle influence l’énergie mentale et la stabilité de l’humeur. Une insuffisance peut favoriser fatigue, troubles de mémoire et baisse de moral.

Folates (vitamine B9)

Ils agissent en synergie avec la B12 dans la fabrication des cellules sanguines et le soutien du système nerveux. Des taux insuffisants peuvent accentuer la fatigue.

Vitamine D

Elle joue un rôle majeur dans la régulation immunitaire, l’inflammation, l’humeur et la santé osseuse. Une carence peut contribuer aux douleurs diffuses, à la fatigue et à une sensibilité inflammatoire accrue.

Magnésium

Indispensable à la gestion du stress et à la production d’énergie cellulaire, il participe aussi à la qualité du sommeil et à la détente musculaire. Un déficit peut se traduire par nervosité, sommeil perturbé et fatigue chronique.


Une lecture globale plutôt qu’un chiffre isolé

 

 

Un résultat biologique pris isolément ne suffit pas à expliquer un état de santé. C’est la cohérence entre les symptômes ressentis, le mode de vie et les données biologiques qui permet d’avoir une vision juste.

Dans une approche naturopathique, ces bilans ne servent pas à poser une étiquette, mais à comprendre où le terrain manque de ressources afin d’agir en priorité sur :

  • l’alimentation

  • l’assimilation des nutriments

  • la gestion du stress

  • l’inflammation de fond

  • le rythme de vie


En résumé

 

 

La ménopause est une phase d’adaptation hormonale naturelle. Les symptômes deviennent marqués lorsque l’organisme ne dispose plus des nutriments et de l’équilibre nécessaires pour accompagner cette transition.

Mesurer les hormones permet de situer la phase de vie. Mesurer les nutriments permet de comprendre si le corps a encore le carburant biologique pour fonctionner correctement.

C’est cette double lecture qui permet ensuite un accompagnement personnalisé et cohérent.


Sébastien Lièvre
Praticien en naturopathie et santé taoïste consultation en ligne et présentielle
Accompagnement global du terrain féminin
🔗 sebastienlievre.com

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